Clichés à l'usage de l'éditorialiste branché

Les internénettes sont souvent énervées par la langue de bois de leurs chers collègues. Pour les aider à mieux s'exprimer, Michelle , qui travaille dans un journal, a recueilli les poncifs les plus fréquents et en a concocté un éditorial passe-partout que ces messieurs devraient apprendre par coeur.


Le parcours du combattant relève du challenge. Car surfer sur la vague d'une péripétie annoncée nécessite d'avoir du grain à moudre pour neutraliser les difficultés qui perdurent en dépit du processus de désengagement et interpellent les intervenants les plus impliqués. Crise oblige!

En mettant un bémol, a contrario, sur les incitations les plus attractives, les motivations pourront se concrétiser selon une problématique à définir. L'essentiel est de garder le cap à l'horizon du futur. D'analyser tous les éléments sous-jacents à la loupe. Et de se doter de tous les moyens de performer. Et, mieux encore, de sur-performer. En revanche, banaliser les aléas de la conjoncture sans les avoir au préalable soumis au crible d'un banc d'essai serait aller au devant de cruelles déconvenues.

Au plan de l'incontournable débat d'idées, tout reste à faire. La messe n'est pas dite! Il faut aller à la pêche sans se départir de la volonté d'aboutir, initier des plans d'action assurant le meilleur consensus des parties prenantes. Quoi qu'il en coûte. Ne nous leurrons pas : toute part de vérité est bonne à dire et l'arbre ne pourra jamais cacher la forêt. Le succès est à ce prix. Car, il faut mettre en œuvre des mesures drastiques et serrer tous les boulons pour pouvoir jouer dans la cour des grands. Au final, reste que ce pourrait être le raisonnement de tous les dangers. Pourquoi tourner le dos au créneau en voulant y entrer à reculons?

Appelons un chat, un chat! Acter pour le meilleur en tengeantant toujours le pire révèle une certaine naïveté, sinon une naïveté certaine, ou, pour le moins, une belle insconcience de la dangerosité du système dans lequel s'inscrit le projet.

Le questionnement doit être perpétuel pour contrer les levées de bouclier imprévues. Sans vouloir jouer les Cassandre, la vigilance doit être le maître-mot. Tant il faut pouvoir demeurer complétement lucide dans le jeu de dupes qui s'est substitué au jeu de rôles qui nous gouverne à notre corps défendant. Mais à trop tergiverser, on risque de griller sa place au soleil. Quant à ceux qui pensent se ménager un espace de liberté par le non-dit, ils découvriront, à leurs dépens, le moment venu, que le jeu n'en valait pas la chandelle.

A la croisée des chemins, dans un univers truffé de chausse-trappes et peuplé de moutons noirs, il n'est pas exclu, parfois, qu'une pierre dans son jardin ne se transforme en cerise sur le gâteau.


Merci d'apporter votre contribution à Michelle en enrichissant son thésaurus de clichés !

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