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Jours
et Vues
La
possibilité d'apporter plus de lumière dans une habitation
est un bon argument de vente. Mais ne perce pas qui veut ! Lorsqu'on
crée des ouvertures donnant sur une propriété
voisine, il est obligatoire de respecter des distances légales,
sous peine d'être contraint de murer.
Vues
droites/Vues obliques
Le
Code civil distingue les « vues droites », qui permettent
de plonger le regard chez autrui, des « vues obliques »,
qui demandent à l'observateur de se pencher ou de tourner
la tête.
En cas de vue droite, la distance minimale imposée
est de 1,90 m entre le parement extérieur du mur où
la fenêtre a été percée et la limite
séparative des propriétés (ou le milieu du
mur mitoyen). Mais si la baie est prolongée de balcon, terrasse,
perron
, c'est l'extrémité extérieure
de la saillie qui est prise en compte.
Quand les propriétés sont séparées
par une ruelle, cour, chemin
à usage commun, les distances
légales ne se réfèrent pas au milieu de cet
espace, mais à sa limite avec le terrain voisin.
Pour les vues de côté, la distance légale
tombe à 0,60 m et la mesure s'effectue depuis l'angle de
la fenêtre (ou le rebord du balcon) le plus proche de la limite
séparative.
Exceptions, lorsque la vue ne contemple que le ciel ou le
domaine public (jardins, rues, etc.) les distances n'entrent pas
en ligne de compte; de même si l'ouverture donne sur un mur
aveugle ou un toit fermé, à condition qu'elle ne soit
pas transparente et ne s'ouvre pas.
Jours
de souffrance
Le
Code civil permet de pratiquer certaines ouvertures dans un mur
non mitoyen, joignant la propriété d'autrui. Ces «
jours » doivent être placés à 2,60 m du
sol minimum en rez-de-chaussée et à 1,90 m en étage.
Ils doivent être « dormants » (c.-à-d.
ne pas s'ouvrir) et « à fer maillé » (garni
d'un treillis de fer) pour ôter la transparence. Le verre
translucide est désormais admis.
Ces aménagements ne nécessitent pas l'accord du voisin,
mais il ne s'agit que d'une simple tolérance qui ne l'empêche
pas d'édifier une construction susceptible d'occulter ces
entrées de lumière.
Source
: L'immobilier parlons en de la Caisse d'Épargne
Décembre 2004 avec l'autorisation de Jean Luc Komada.
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