L'assurance en cas de décès: mode d'emploi

Assurance en cas de décès ou assurance en cas de vie ? Bien que relevant toutes deux de l'assurance vie, ces formules ne sont pas à confondre.
L'une est un acte de prévoyance, l'autre est un acte d'épargne.
L'assurance en cas de décès n'attire pas les français outre mesure. Elle est cependant une des solutions les plus efficaces pour protéger les siens des aléas de la vie.

Vécu : Il ne faut pas penser que cela n'arrive qu'aux autres : mon mari est mort d'un cancer à 40 ans. Nos enfants avaient 8 et 13 ans. Comme nous avions un travail équivalent, quand nous avions fait un crédit immobilier nous avons choisi l'assurance 50% sur chaque tête… Par contre, mon mari avait contracté une assurance décès et sa société nous a versé une somme rondelette, que j'ai placée et dont les intérêts m'aident à élever mes enfants.

Comment fonctionne l'assurance temporaire en cas de décès ?

Alors que l'assurance en cas de vie est plutôt destinée à constituer un capital ou à compléter sa retraite le moment venu, la prévoyance décès correspond à un besoin limité dans le temps.
En cas de coup dur (accident, invalidité, décès), la couverture sociale ne suffit pas toujours et une assurance en cas de décès contribue à protéger les vôtres face aux obligations de la vie (éducation des enfants, remboursement d'un crédit).
L'objectif de ce contrat est de garantir, en cas de décès ou d'invalidité, le versement d'un capital dont le montant est fixé à l'avance. On parle de
" temporaire décès " car ce contrat n'est effectif que durant une période préalablement définie entre vous et votre assureur.
En cas de décès durant cette période, le bénéficiaire, désigné par vous, recevrait le capital fixé. Les cotisations que vous versez correspondent, comme dans le cas d'une assurance auto, au prix de la sécurité.
Elles sont, en principe, modiques et évoluent le plus souvent en fonction de l'âge de l'assuré (comme le risque décès qui est garanti). Pour citer des chiffres, l'ensemble des cotisations d'assurance en cas de décès ne représentait que 30,7 Milliards FF (en 1996), contre plus de 400 Milliards FF pour l'assurance en cas de vie.
Vous avez à tout moment la possibilité de résilier votre contrat (sauf dans le cas d'une assurance collective garantissant le remboursement d'un emprunt au prêteur en cas de décès de l'emprunteur).

Avant de souscrire

Avant de souscrire ce type de contrat, il est nécessaire de vérifier les garanties dont on pourrait déjà bénéficier par ailleurs. Renseignez-vous auprès de votre entreprise pour connaître votre couverture décès et vérifier ainsi qu'elle est bien adaptée à votre situation familiale. Dans le cas contraire, pensez à souscrire une garantie individuelle complémentaire.
Les emprunts pour achat de biens immobiliers sont le plus souvent assortis d'un tel contrat : leur durée est liée à celle du prêt. Toutefois, ce genre de contrat ne garantit pas le versement d'un capital aux proches mais leur évite simplement d'avoir à rembourser l'emprunt en cours.

Afin de déterminer le capital nécessaire à la protection des vôtres, nous vous conseillons :

1) d'estimer le besoin de protection qui leur assurerait de quoi, en cas de malheur, continuer à bénéficier du même train de vie qu'aujourd'hui. En général, selon la situation professionnelle (part des revenus de chacun des conjoints dans le ménage) et familiale (nombre des enfants à charge, ce besoin varie de une à six années de revenus (n'hésitez pas à consulter un conseiller).

2) de retrancher les garanties dont vous pourriez bénéficier par ailleurs (protection souscrite par votre entreprise ou votre caisse de retraite, contrats que vous auriez souscrit individuellement). La différence entre ces deux sommes devrait constituer la base de la protection des vôtres.

Quel contrat choisir ?

En fonction des types de prestations délivrées, certains contrats seront plus appropriés que d'autres à votre situation.

La rente-éducation ? En cas de décès, elle assure à vos enfants un revenu régulier pour poursuivre leurs études. La prestation est versée sous forme de rente mensuelle ou trimestrielle jusqu'à un âge fixé par vous-même ou par le contrat.

Assurance mixte ou universelle ? Les contrats mixtes, mélangeant temporaire décès et assurance en cas de vie, méritent une analyse approfondie, car ils sont parfois assortis de frais importants. Dans certains situations, mieux vaut souscrire deux assurances distinctes (en cas de vie et encas de décès).

Compléter le contrat de base par d'autres garanties

Comme son nom l'indique, un contrat de temporaire décès ne vous assurera qu'en cas de décès.
Pour prévenir l'interruption de travail, due à une maladie ou un accident, vous pouvez par exemple compléter votre contrat de base par une garantie complémentaire dite " arrêt de travail " qui vous assurera des indemnités journalières.

Savoir lire les contrats

Prenez bien le temps de réfléchir à la pertinence des garanties complémentaires proposées par votre assureur (option doublement-triplement du capital par exemple).
Toute souscription d'une police d'assurance en cas de décès commence par un questionnaire médical pour faire le point précis sur l'état de santé du candidat à la souscription.
L'assureur peut, de plus, exiger un examen médical complémentaire. C'est souvent le cas lorsque la somme garantie est importante ou lorsque le futur assuré a dépassé l'âge de 50-55 ans.
Chaque compagnie a ses critères. Alors n'hésitez pas à faire jouer la concurrence ! MAI 2000 Source Finances & Pédagogie

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