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Acheter
pour louer meublé
Cadre souple,
fiscalité avantageuse, la formule mérite d'être
étudiée dans un plan d'investissement locatif.
La location
de biens meublés ne concerne plus seulement les étudiants
ou les vacanciers. Elle intéresse des dirigeants d'entreprises
étrangères en poste pour plusieurs mois sur l'hexagone,
des cadres français en mission de longue durée dans
une autre région que la leur
ou des familles en attente
d'une offre locative vide satisfaisante.
Liberté
maximale
En proposant son bien équipé et répondant aux
critères de décence, le propriétaire est libre
de déterminer la durée de la location. Il n'a pas
à rédiger de bail (sauf s'il possède plus de
quatre meublés). Il peut fixer le loyer à sa guise
et exiger un paiement à l'avance, notamment pour les courts
séjours. Toutefois, si un logement meublé se loue
en général 20 % plus cher qu'une habitation vide,
le propriétaire doit supporter l'achat et l'entretien du
mobilier, ainsi que
"le manque à gagner" des périodes d'inoccupation.
La rentabilité brute ne s'en trouve donc pas beaucoup plus
élevée.
Fiscalité
séduisante
Un logement loué meublé génère des
bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et
non plus des revenus fonciers. Le propriétaire se trouve
donc redevable de la taxe professionnelle et tenu, s'il est loueur
professionnel, de cotiser à la sécurité sociale
des commerçants.
- Loueur
non professionnel
Jusqu'à 76 300 € HT de recette brute, le loueur en
meublé non professionnel relève du régime
" micro BIC ". Il lui suffit de porter sur sa déclaration
de revenus habituelle (imprimé 2042), le montant de sa
recette annuelle. L'administration lui applique automatiquement
un abattement de 72 % !
Au-delà de ce seuil, il est imposé au régime
du réel, avec des obligations comptables et déclaratives.
Mais il peut imputer le déficit éventuel sur les
BIC des cinq années suivantes.
- Loueur
professionnel
Lorsque sa recette annuelle dépasse 23 000 € TTC ou
si elle représente plus de la moitié de ses revenus,
le loueur peut demander son inscription au registre du commerce.
Il devient alors loueur professionnel et bénéficie
d'avantages fiscaux conséquents :
- Les logements meublés n'entrent pas dans l'assiette de
l'ISF quand les deux critères précédents
sont réunis.
- Les frais d'acquisition du bien immobilier sont déductibles
des recettes l'année de l'achat.
- Toutes les charges d'exploitation (dépenses courantes,
impôts, intérêts d'emprunt, cotisations sociales)
sont déductibles pour leur valeur réelle.
- Le loueur professionnel amortit ses immeubles (généralement
3,33 % de la valeur du bâti dans l'ancien).
- Le déficit issu des charges et intérêts
d'emprunt est imputable sur le revenu global sans limite de montant.
Celui provenant de l'amortissement est reporté sur les
exercices suivants.
- En cas de revente après 5 ans d'exploitation, la plus-value
est exonérée d'impôt si les recettes n'excèdent
pas 152 600 €.
Une limite
quand même
Si vous n'achetez qu'un seul bien pour le louer meublé, vous
n'aurez d'autre contrainte que celle de satisfaire ses occupants.
Au-delà, il faut savoir que l'article L. 631-7 du Code de
la Construction et de l'Habitation stipule qu'à Paris, dans
un rayon de 50 km du périphérique et dans les communes
de plus de 10 000 habitants, les locaux d'habitation ne peuvent
être transformés en meublés. Le texte n'est
cependant plus appliqué, sauf parfois dans la capitale. Le
loueur peut alors toujours revenir dans le cadre de la location
nue.
CHIFFRES
CLES
5,4 % de
rendement
Avec un relèvement significatif des plafonds de loyers du
dispositif Besson, le Ministre Gilles de Robien envisage pour un
trois pièces neuf de 240 000 €, des taux de rendement
interne de l'ordre de 5,4 % en région parisienne ou dans
des villes comme Nice. Ils étaient précédemment
de 2,6 % et 1,4 %.
FINANCEMENT
Les bailleurs
aidés
Les prêts
du 1 % Logement valent aussi pour les travaux d'amélioration
du patrimoine locatif.
A condition
de leur consentir une réservation locative, un bailleur personne
physique peut solliciter un prêt auprès des organismes
collecteurs du 1 % Logement, pour :
- - Répondre
aux normes minimales de " décence " et d'habitabilité
d'un logement de plus de 15 ans.
- - Commanditer
des travaux destinés à économiser l'énergie
dans un immeuble de plus de cinq ans.
- - Faire procéder
à des travaux d'amélioration de l'habitat et de
la vie quotidienne (y compris décoration des parties communes,
création d'espaces verts, aménagement des aires
de stationnement
) ou d'adaptation aux personnes handicapées
physiques, quel que soit l'âge du bâtiment.
Taux et Montant
(dans la limite de 50 % du coût des travaux) :
- En locatif
très social avec financement ANAH : 14 400 € maximum
par logement, au taux d'intérêt annuel maximum de
1 %.
- En locatif
privé conventionné ANAH, APL, (hors Besson) : 12
800 € par logement, au taux de 2 %, ramené à
1 % si le bailleur est salarié d'une entreprise assujettie
au 1 % Logement employant 10 personnes et plus.
- En locatif
libre : 9 600 €, au taux de 1,5 %. Mais en cas de cumul avec
une subvention de l'ANAH, les loyers et ressources du locataire
doivent être plafonnés comme dans le dispositif Besson
pour l'ancien.
Renseignements
: www.uesl.fr
Source
: Immobilier Parlons de juin 2003, lettre trimestrielle éditée
par la Caisse d'Epargne avec l'autorisation de Jean Luc Komada.
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