
Sultana
Jean P. Sasson. Traduction de "Princess" par Marie-Thérère Cuny. Editions Fixot.1993
Au pays d'Arabie Saoudite vit une princesse, descendante directe du roi Al Sa'ud.
Sultana (nom fictif par mesure de sécurité) prend des risques en nous parlant d'elle et de son pays et c'est pourquoi elle le fait par l'entremise d'une amie journaliste.
Femmes d'Arabie, femmes voilées, femmes soumises dans un pays où l'homme est roi et maître.
Sultana comprendra très jeune dans quel clan elle se trouve. Son père dirige avec sévérité et détermination sa maison ou cohabitent ses quatre épouses et leurs enfants. Sa mère est la favorite, Sultana est la benjamine d'une famille de onze enfants dont un seul mâle.
La vie de Sultana sera remplie de frustrations face à l'injustice que subissent les femmes de la part des hommes de son pays en commençant par son père et ensuite son frère Ali qui goûteront à ses espiègleries.
C'est l'ennui pour les femmes qui n'ont pas droit à l'instruction, le droit de conduire une auto, pas de radio, pas de TV, pas de cinéma ni de théâtre mais d'un autre côté, il y a l'argent en abondance, les palais, les bijoux et les voyages et pas de liberté.
A seize ans, Sultana sera mariée à Karim sur qui elle fonde beaucoup d'espoir, elle aura un fils et deux filles. Tout semble aller pour le mieux dans leur union jusqu'au jour où Karim lui fait part de son intention de prendre une seconde épouse. C'est la révolte et jamais plus leur relation ne sera la même.
Peu de choses ont changé depuis des décennies dans ce pays et Sultana continuera à se rebeller à sa manière pour faire avancer la cause des femmes.
Louisette Beaudoin (1er février 1994)
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