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Actualités
de novembre 2004 : « décadrage »
(des
bienfaits de la vidéo féministe).
Dans le cadre
du Mois du film documentaire, films inédits des Archives
du Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir, 1970-80
Carte blanche confiée à Nicole Fernandez Ferrer,
responsable de la restauration du Fonds
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le résumé
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voir les lieux et adresses
Décadrage:
des bienfaits de la vidéo féministe.
Films inédits des Archives du Centre Audiovisuel Simone de
Beauvoir, 1970-80
Une sélection de « perles » issues
du fonds du Centre audiovisuel Simone de
Beauvoir atteste que les premières vidéos
féministes ont fait éclater les cadres traditionnels,
le cadre de l'image et le carcan du son adossé au commentaire.
Il s'avère impossible de réduire à un genre
fermé ces vidéos produites et réalisées
par des groupes dont la dénomination même
les Insoumuses, le Lézard du péril mauve
et la Guerrière pamplemousse, Vidéo Out
ou Vidéa se joue du langage codé.
Inspirées
par les mouvements féministes dont elles font partie, les
vidéastes s'emparent dès le début des années
70 du matériel dit « léger »,
le fameux portapack de Sony, qui permettait de tourner à
deux, de se déplacer facilement et coûtait bien moins
cher que la pellicule film.
Les vidéastes n'occupent pas un poste d'observatrices et
ne se contentent pas d'enregistrer des luttes ou un réel
en mouvement. Delphine Seyrig
comme Carole Roussopoulos, Ioana
Wieder ou les femmes de Vidéa
apportent leur touche singulière faite d'humour caustique,
de questionnements politiques, d'engagement féministe pour
offrir des images-cris.
De la
dénonciation de l'attitude machiste de la C.G.T. au questionnement
du « français moyen » sur sa vision
des lesbiennes et des homosexuels, du regard dénonciateur
des conditions du travail des ouvrières d'une filature en
Pologne au portrait d'une féministe américaine ou
de prostituées françaises en grève, on retrouve
la volonté marquée de laisser du temps à la
parole, la richesse d'un cadre qui embrasse plus qu'il ne découpe,
l'interpellation explicite du spectateur.
Ce type de pratiques
libère tout à la fois la parole, la posture des personnes
filmées et le regard du spectateur. On ne fait plus le grand
écart entre un statut de réalisatrice-technicienne
« voyeuse » et une personne capturée
par une caméra-prothèse. De là provient l'importance
fondamentale de ces vidéos que l'on portera de réunion
en meeting comme instrument de débat, d'approche d'une réalité,
d'apprentissage même. De la caméra outil à saisir
les luttes, on arrive à la cassette vidéo outil à
reproduire à l'infini les messages et les interrogations,
les visages et les lieux oubliés des télévisions.
Trente ans après, nous vous invitons à saisir toute
l' actualité du contenu de ces bandes vidéos pionnières,
la force de la forme d'écriture des vidéastes engagées,
le souffle libérateur des personnes filmées.
Savourons-en les effets bénéfiques.
Programme
- Lundi
8 novembre 2004 à 18h30
Les Prostituées
de Lyon parlent réalisé par Carole
Roussopoulos
France, 1975, Vidéo out, vidéo, noir et blanc, 40
minutes.
En juin 1975, des prostituées lyonnaises occupent l'église
de Saint-Nizier. Elles parlent de leur histoire personnelle, de
leurs rapports avec la société et exposent leurs
revendications.
Robotnice
(Ouvrières) réalisé par Irena
Kamienska
Pologne, 1980, Studio du Film documentaire de Varsovie, 16 mm
transféré en vidéo, noir et blanc, 17 minutes.
Des ouvrières d'une usine textile polonaise parlent de
leurs conditions de travail : cadences, maladies professionnelles,
répression.
- Lundi
15 novembre 2004 à 18h30
Flo Kennedy, portrait d'une féministe
américaine réalisé par Carole
Roussopoulos et Ioana Wieder. France, 1982, Centre audiovisuel
Simone de Beauvoir, vidéo, couleur, 60 minutes.
Margo Jefferson, professeure de journalisme à New-York
et Ti-Grace Atkinson, écrivaine et théoricienne
féministe, s'entretiennent avec Flo Kennedy, avocate noire
américaine, sur le racisme, le droit des minorités
et de l'E.R.A. (amendement constitutionnel pour garantir les droits
des femmes).
- Lundi
22 novembre 2004 à 18h30
Sois belle et tais-toi réalisé
par Delphine Seyrig. France, Delphine Seyrig, 1976, vidéo,
noir et blanc, 115 minutes.
Delphine Seyrig donne la parole à vingt-quatre actrices
françaises et américaines qui évoquent leurs
rôles, leurs rapports avec les metteurs en scène
et les équipes techniques, les stéréotypes
sexuels
- Lundi
29 novembre 2004 à 18h30
Où est-ce
qu'on se « mai » ? réalisé
par Ioana Wieder. France, 1976, Les Insoumuses, vidéo,
noir et blanc, 50 minutes.
Au cours de la manifestation des 8 mars et du 1er mai 1976, des
femmes s'expriment sur les affrontements avec la C.G.T.
Manifestation
contre la répression de l'homosexualité
réalisé par Le lézard du péril mauve
et la guerrière pamplemousse, France, 1977, Le lézard
du péril mauve et la guerrière pamplemousse, vidéo,
noir et blanc, 23 minutes.
En juin 1977, une manifestation de lesbiennes et d'homosexuels
en lutte contre les positions homophobes d'Anita Bryant, les réactions
et « l'opinion du français moyen ».
Lieux
et adresses
À l'École
Nationale des Beaux Arts
Entrée Libre
Salle des Conférences 14 rue Bonaparte,
75006 Paris
Tél : 01 47 03 50 00
Fax : 01 47 03 50 80
Site internet : http://www.ensba.fr
Site du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir : http://www.casdb.org
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