Une
journée de détente
Il
a fait chaud cette fin de semaine. Aussi, au lieu de faire les courses,
la lessive et autres corvées hebdomadaires du Samedi, nous
avons décidé de faire du tourisme « près
de chez nous ». Où aller ?
Notre souhait : visiter, déjeuner en terrasse, se promener
au bord de l'eau ou en forêt. Nous avons trouvé ce
qui nous a permis de conjuguer nos désirs et nous vous le
recommandons.
Lieu
à visiter : Le château de Monte-Cristo d'Alexandre
Dumas à Port-Marly http://www.chateau-monte-cristo.com/index.html
« Aucune popularité en ce siècle n'a
dépassé celle d'Alexandre Dumas. Ses succès
sont mieux que des succès, ce sont des triomphes ; ils ont
l'éclat de la fanfare. » Victor Hugo
En
1844, les éclatants succès des Trois Mousquetaires
et du Comte de Monte Cristo permettent à Alexandre
Dumas d'acheter une propriété sur la colline de Port-Marly
qui surplombe la Seine. Il apprécie le calme (pas de nationale
13 à l'époque) et la vue. Il demande a son architecte
« Monsieur Durand, vous allez tracer ici un parc anglais
au milieu duquel je veux un château renaissance en face d'un
pavillon gothique entouré d'eau
Il y a des sources,
vous en ferez des cascades. » Ainsi fut fait : « La
plus royale bonbonnière qui existe. C'est la folie du temps
de Louis XV mais exécutée en style Louis XIII avec
ornements renaissance. » Honoré de Balzac
Le
château de Monte Cristo est de style renaissance. La façade
est très travaillée. Au dessus de chaque fenêtre
du rez de chaussée, Alexandre Dumas a fait placer un portrait
d'écrivain dramatique de toutes les époques. A la
place d'honneur, au-dessus de la porte d'entrée, Alexandre
Dumas lui même semble accueillir ses hôtes. Sur le fronton
s'étale les armes de ses ancêtres ainsi que sa devise
personnelle « J'aime qui m'aime ». L'intérieur
est peu meublé mais il vous fait découvrir qui était
Alexandre Dumas. Vous pénétrez dans une ambiance chaleureuse
et harmonieuse, aucun détail n'est laissé au hasard,
les couleurs de chaque pièce sont assorties aux vitraux
Dumas est un bon vivant extravagant : il aime cuisiner, voyager
et... Entre autres, la visite vous permettra de découvrir
sa recette de pieds d'éléphant, un superbe salon mauresque
et
son arbre généalogique.
Dans
le parc à l'anglaise, parmi les vraies sources et les fausses
grottes, s'élève le " Château d'If ",
minuscule pavillon " gothico-savoyard " entouré
d'eau où Alexandre Dumas avait installé son bureau
devant une fenêtre de laquelle il pouvait admirer l'autre
château. Sur la façade, les noms de ses romans sont
sculptés dans les pierres.
Dumas
aimait beaucoup les animaux et accueillait de nombreux chiens dans
ce lieu qu'il considérait comme « une réduction
du Paradis terrestre ». Une niche avec un chien de pierre
surmontée de l'inscription « cave canem »
en témoigne. 
Malgré
la proximité de la bruyante nationale, il est agréable
de se promener dans le parc joliment fleuri et arboré.
Bientôt
le 18 juin 2005, pour la deuxième fois : «
La nuit de Monte-Cristo » Féerie, poésie
et imaginaire seront les thèmes de cette soirée. Créatures
étranges et lumineuses perchées sur échasses,
trapéziste, funambule, jongleurs, acrobate, spectacle de
feu, danseurs et musiciens sont au programme.
Vous avez compris : nous avons été charmé par
cette visite.
Restaurant
où déjeuner : Les chevaux de Marly, place de l'abreuvoir,
Marly le Roi . Tél : 01 39 58 47 61 http://www.leschevauxdemarly.fr
Cuisine raffinée dans un cadre agréable, service irréprochable,
bon rapport qualité/prix.
(au 28/05/05 : entrée/plat/dessert 39 € ou plat/entrée
ou dessert 27 €).
Je vous recommande le cocktail « chevaux de Marly »
: campari, orange, champagne.
Promenades
: En face du restaurant, le parc de Marly nous a permis de faire
quelques pas avant de visiter le vieux Marly et de reprendre la
voiture direction Port-Marly.
Nous avons fait une longue promenade au bord de l'eau sur les lieux-mêmes
où Sysley et Pissarro plantèrent leurs chevalets et
mélangèrent leurs couleurs. Sensibles au caractère
ondoyant et fugitif des effets et des reflets de la lumière,
des nuages, des feuillages et des bateaux, il ne pouvaient qu'être
attirés par ses quais, ses péniches; la vie intense
le long du fleuve, les lavandières et l'industrie naissante.
Au
cours de la journée, le rêve d'Alexandre Dumas nous
a rappelé celui de William Hearst (« Hearst Castle »)
et les péniches du bord de Seine celles de Sausalito. Les
rêves n'ont pas de nationalité.
Si
vous « marchez sur nos pas », j'espère
qu'à votre tour vous passerez une très bonne journée.
Bernadette 28
mai 2005
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