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Lisbonne,
la ville aux 7 collines
Toutes
l es photos sur :
http://www.heduin.com/lisbonne/lis.htm
La ville, d'où
sont partis les grands navigateurs à la conquête du
monde au XVème siècle, a subi en retour les influences
des pays qu'ils ont découverts. Cela donne une métropole
éclectique. Comme le souligne Luis Rego (ex-Charlot) :
« L'architecture de Lisbonne ne ressemble à rien mais
ressemble à tout ». Bâtie sur 7 collines
à l'embouchure du Tage, avec ses monuments baroques ocre
ou rose vif, Lisbonne, chaleureuse et hospitalière, est riche
de souvenirs du monde découvert.
Promenez vous
dans ses quartiers variés (bonnes chaussures recommandées
sur les pavés irréguliers des rues qui montent et
qui descendent) : la Baixa, l'Alfama, le Bario
Alto, le Chiado
et mon préféré
« le Belem ».
Visitez en priorité
(selon mes goûts) : le Monastère des Hiéronymites
+ l'église Santa Maria + le cloître (pour l'architecture),
le Monastère de Sao Vicente de Fora (pour les fables de la
Fontaine en azulejos), le musée Calouste Gulbenkian (pour
ses collections), le musée des carrosses, le château
Saint Georges (pour la vue), la cathédrale (pour les fouilles),
.Tout près de Lisbonne, n'hésitez pas à
aller à Sintra.
Lisbonne est
divisée en quartiers. « La Baixa »,
ville basse, a été entièrement reconstruite
après le tremblement de terre de 1755 par le futur Marquis
de Pombal : le premier plan d'urbanisme neo-classique au carré.
De la place Marquès Pombal, descendre vers le Tage
par l'avenue liberdade (l'équivalent de nos champs élysées),
jusqu'à la place des restauradores. Les trottoirs sont réalisés
en pavés de marbre blanc et noir qui dessinent des arabesques.
A partir de cette place, commence la ville basse, continuer vers
la place Don Pedro IV, premier souverain du Brésil,
puis emprunter la rue do ouro jusqu'à la place du
commerce qui borde le Tage. Cette place de 180 m sur 200 m est entourée
de monuments à arcades aux façades jaunes safran.
Au centre, la statue de Jose 1er regarde le Tage. Quitter
la place en passant sous un arc de triomphe baroque pour suivre
la rue piétonne « Augusta » où
il est très agréable de prendre le thé en terrasse,
au milieu de la rue. 
Le château
Saint Georges (castello Sao Jorge) domine la Baixa.
Vous pouvez l'admirer notamment de la place Da Figueira.
Le château a été construit au Vème siècle
sur une des collines de Lisbonne par les Wisigoths puis modifié
par les Maures au IXe siècle. En 1147, le roi Alphonse
Henriques le transforme en palais royal. Puis au XVe siècle,
Manuel 1er transfère la Cour sur les rives du Tage.
Le château devient ensuite une prison. La promenade sur les
terrasses ombragées, où les paons évoluent
en liberté, offre un superbe panorama sur la ville. Un chemin
de ronde relie les 10 tours des murailles. De là, vous pourrez
vous promener dans le quartier médiéval de l'Alfama,
labyrinthe de ruelles, d'escaliers et d'impasses qui montent et
qui descendent. Visiter ensuite la Cathédrale « Sé »
construite en 1147 après la prise de la ville par les Maures.
« Sé » est une abréviation de
« Sedes episcopales ». Malgré de nombreuses
modifications, elle a conservé sa nef romane que prolonge
un choeur baroque et des chapelles gothiques. Dans le cloître,
des fouilles ont permis de découvrir des ruines phéniciennes
(VIIIe siècle av. JC), romaines ainsi que des restes d'une
ancienne mosquée (Xe siècle). 
Notre
coup de cur va au quartier de Belem. Pour le rejoindre,
prendre le tramway 15 à la place Figueiroa. Ce quartier
abrite deux des plus beaux édifices de style manuélin
du pays : la Tour de Belem et le monastère des
Hiéronymes (Jeronimos). Faire une première
halte au monument des Découvertes érigé en
l'honneur d'Henri le Navigateur pour le 500e anniversaire de sa
mort en 1960. Haut de 52 m, l'infant s'avance à la proue
d'un navire stylisé suivis d'hommes illustres. Aller ensuite
à la Tour de Belem construite de 1515 à 1521 pour
défendre le port de Lisbonne. Haute de 5 étages, elle
dispense une belle vue sur le Tage mais que de marches
. Visiter
en face le monastère des Hiéronymes : l'église
Santa Maria où se trouve le tombeau de Vasco de Gama
et le cloître. Il fut construit entre 1517 et 1522 par Manuel
1er. Le monastère est confié aux moines de Saint Jérôme
avec pour mission de prier pour le roi et les navigateurs. La légende
assure que Vasco de Gama venait y prier avant de partir en mer.
Le style manuelin associe le gothique flamboyant, les influences
mauresques et quelques motifs renaissance. La façade est
grandiose de 300 m de long.
Le cloître forme un carré de 55 m sur 2 étages.
Il est magnifique ! Près de là se trouve une pâtisserie
« Pasteis de belem » nom de la friandise qu'elle
fabrique depuis 1837 : un régal saupoudré de cannelle
et de sucre glace. Dégustée dans les jardins du monastère,
c'est divin !
L'après midi, vous pourrez visiter le musée des « coches »
qui abrite une collection exceptionnelle de carrosses royaux des
XVIe et XIXe, des chaises à porteurs ou à 2 mules.
Ces carrosses sont de véritables uvres d'art : bois
sculptés, peintures décoratives, velours brodés
À côté, le musée de la marine, dédié
aux grandes découvertes : instruments de navigation, cartes,
maquettes de bateaux, reconstitution des cabines du roi et de la
reine au début du XXe, une superbe collection de galères
royales et
l'hydravion Santa Cruz avec lequel Coutinho et Cabral
réalisèrent la première traversée de
l'Atlantique Sud en 1922.
A partir de la place des Restauradores, le funiculaire de
la gloria permet de rejoindre le Bario Alto. A l'arrivée,
l'église Saint Roch (Sao Roque) mérite
une visite. L'intérieur, mélange de matériaux
précieux, a été réalisé à
Rome en 1749 et acheminé pièce par pièce sur
l'ordre de Joao V par bateau. Le plafond en trompe l'il est
très original. En remontant la rue, le jardin Principe Real
contient un gigantesque cypressus lusitanica de 25 m de diamètre
(le plus grand d'Europe). Continuer la promenade vers la Basilique
da Estrela construite par Maria 1er pour remercier la Vierge
de lui avoir donné un fils. De style baroque, toute de marbre
rose, bleu, blanc, elle contient le tombeau de Maria 1er. En face,
la jardin de l'Estrella est très romantique. En descendant
vers le Tage, vous pourrez visiter le Musée des Arts Antiques
qui est installé dans le palais des comtes d'Alver, construit
au XVIIe dont le marquis de Pombal fit sa résidence. Le rez-de-chaussée
est consacré essentiellement à la peinture étrangère
du XV et XVIe, quelques tableaux du XVIIe et la chapelle de l'ancien
couvent de Saint Albert. Au 1er étage, des objets provenant
des anciennes colonies portugaises dont une salle dédiée
aux paravents japonais. Au 2ème étage, les primitifs
portugais sont à l'honneur.
Un peu en dehors
de la ville, le Museo Nacional do Azulejos se trouve dans
le couvent de l'église da Madre de Deus. Il retrace l'histoire
de cet art du XIVesiècle à nos jours. A l'étage,
un panneau de 23 m de long représente Lisbonne au XVIesiècle.
L'église ressemble à un palais baroque par l'exubérance
de sa décoration : murs couverts d'azulejos, de boiseries
dorées, de tableaux. De là, retourner à la
gare Santa Apolonia pour monter au Palacio Nacional qui abrite la
tombe d'Amalia Rodriguez, chanteuse de fado. Son intérieur
rappelle la chapelle des Médicis à Florence. 181 marches
sont à monter pour accéder à la terrasse et
admirer la vue sur le port. Courage ! Continuer l'ascension de la
colline jusqu'au Monastère Sao Vicente de Fora où
38 panneaux d'azulejos de XVIIIe siècle illustrent les fables
de la Fontaine. Au rez-de-chaussée, une salle abrite les
tombeaux de la dynastie de Bragance avec une curieuse pleureuse
de marbre devant 2 tombeaux. Dans une autre salle, se trouve le
premier exemple de plafond en trompe l'il de l'art portugais.
Du sommet de la Tour, la vue est moins belle que celle que vous
aurez plus haut en face de l'église de Graça qui embrasse
la ville et le château.
De la Baixa,
en prenant l'ascenseur Santa Lucia, réalisé
par un disciple d'Eiffel, il n'est plus possible d'accéder
au quartier du Chiado. Vous aurez juste la vue sur l'église
des Carmes dont la nef s'est effondrée en 1755 et qui accueille
aujourd'hui le musée archéologique. Une belle vue
également sur le château et la ville !! Il faudra donc
monter à pied vers le quartier du Chiado, pour prendre un
verre à la terrasse d'un bar branché fréquenté
par les artistes ou pour lécher les vitrines des boutiques
de luxe.
Dans le parc
Edouard VII, se trouvent des serres agrémentées d'étangs,
de cascades et qui regroupent une quantité de plantes exotiques
semi-tropicales. Ce sont les « estufa fria »:
une curiosité !! Près du parc, en s'éloignant
du centre ville, la Fondation Calouste Gulbekian, homme d'affaires
arménien passionné d'art. Il tira sa fortune de la
commission de 5% qu'il prenait sur tous les contrats passés
entre l'Empire Ottoman et la British Petroleum. A sa mort en 1955,
il légua ses collections au pays. Le musée, achevé
en 1969, est entouré d'un beau parc agrémenté
de sculptures « modernes ». Sa collection
couvre la création artistique de l'antiquité au XIXème.
La dernière est consacrée à Lalique : plus
de 150 créations. Magnifique !!
Dans les environs
de Lisbonne, Sintra, « le glorieux Eden »
d'après Lord Byron, mérite bien une journée
d'excursion. Prendre le train à la station Rossio : c'est
à 40 mn. Sintra est un petit coin de paradis, une serra de
500 m de haut où pousse une végétation
luxuriante. Visiter d'abord le Palacio Nacional, commencé
au XIIIe siècle puis poursuivi à la fin du XIVe sous
Joao 1er . Enfin Manuel 1er transforma le palais en résidence
d'été. Pour achever le tout, Maria 1er au XVIIIème
fit élever 2 cheminées de cuisines qui donnent vraiment
un air curieux au bâtiment qui n'est pas particulièrement
beau. L'intérieur, par contre, est orné d'azulejos
superbes du XVe et XVIe avec des plafonds peints magnifiques (salle
des pies, salle des cygnes,
et la salle aux 27 blasons). Le
patio central rappelle ceux d'Andalousie. Monter ensuite par le
bus au Palais Pena, construit de 1840 à 1850 par l'époux
de Maria II (Ferdinand de Saxe-Cobourg-Gotha), il rappelle ceux
construits par Louis II de Bavière. C'est un mélange
hétéroclite de styles : pont levis, tours gothiques,
minarets, coupoles baroques et rappels manuelins. Le tout très
coloré : rouge, jaune, bleu
L'intérieur est du
même goût, très chargé et très
extravagant : des meubles indiens, des marqueteries chinoises de
nacre, des porcelaines de saxe, des lustres immenses, des peintures
en trompe l'il
A l'arrêt de bus suivant, le Castelo
dos Mouros, château Médiéval du VIIIème,
qui n'a conservé que ses remparts d'où vous pourrez
dominer Sintra. Du château, un sentier permet de rejoindre
la ville à pied. Il arrive dans la vieille ville historique.
A 30mn de Lisbonne
par le train à partir de la gare Cais do Sobre : Cascais,
un ancien village de pêcheurs qui fut aussi un site militaire
protégeant l'entrée de estuaire du Tage. Le train
longe le Tage et permet d'admirer le quartier de Belem. L'océan
est agité, de grandes vagues se brisent sur les rochers ou
s'y engouffrent comme à la Boca do inferno. La station balnéaire
est agréable avec des rues piétonnes de magasins,
plus pittoresque que l'Estoril.
Bernadette octobre 2003
Côté
pratique :
vol : 2H30 environ avec Air France
Réserver
avec Venere .
Nous avons
opté pour un hôtel près du parc Edouard VII.
Cependant, dans un hôtel de la ville basse comme le Mundial,
nous économiserez des pas
. A part cela, votre carte
d'identité suffit et
des euros.
Pour rêver
avant le départ :
http://www.azureva.com/portugal/index.php3
http://www.linternaute.com/voyager/destination/lisbonne.shtml
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