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Cécile
Babiole : le geste, le son et l'image
Etrange
spectacle, que celui auquel j'ai assisté dans les locaux
de l'université Paris VIII, le 26 septembre dernier. Etait-ce
de la danse ? Une création musicale ? Un happening numérique
de couleurs et de formes ? Une expérience scientifique ?
Une "installation" interactive ? Sans doute un peu de
tout cela. Ca s'appelle "Sensors
Sonics Sights" : trois "performeurs",
instrumentistes d'un nouveau genre, sont réunis devant un
écran. Sur l'écran apparaissent, au gré des
rythmes et des sons, des formes changeantes et colorées .
C 'est Cécile
Babiole qui en règle des mains le ballet, à
l'aide de capteurs de position. A
gauche de la scène, Laurent Dailleau joue d'un instrument
bizarre commandé par ses gestes, il réagit à
la variation du champ électrique qu'il produit en déplaçant
la jambe ou les bras et crée une musique mystérieuse,
envoîtante. Au centre, Atau Tanaka exécute une
sorte de danse sur place, l'obscurité ne suffit pas à
masquer les capteurs qu'il porte sur les bras et qui amplifient
les signaux électriques de ses muscles. L'ensemble est beau
à voir et à entendre, bien qu'un peu répétitif.
Cela n'a rien à voir avec les installations bidons qu'on
voit fleurir un peu partout aujourd'hui. Cécile
Babiole n'en est pas à son coup d'essai. Spécialiste
de l'animation en images de synthèse, elle s'intéresse
aux manipulations en temps réel de l'image et du son et a
été primée au Festival Transmediale 2003 à
Berlin pour "Circulez ya rien à voir". Allez
visiter son
site pour connaître les autres oeuvres qu'elle a réalisées.
Pour voir d'autres photos (plus belles que les miennes !) de la
performance du 26 septembre, il
faut cliquer ici. Pour les vidéos (très lourdes,
attention, mieux vaut avoir le câble ou l'ADSL), il
faut cliquer là.
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